Editorial

Bref coup d’œil
dans le rétroviseur.

Quatre premières éditions ont été consacrées aux fondations de l’édifice et à sa consolidation. Les architectes appellent cela le « gros œuvre ».  Il s’agissait de faire une place à la danse sur la scène artistique nationale, de la doter d’un réseau de partenariat actif, d’inscrire l’évènement dans l’actualité culturelle, d’insuffler une dynamique à la création chorégraphique en sensibilisant les institutions et en impliquant les professionnels.

L’autre objectif fondamental des Rencontres était et reste d’ordre pédagogique. Il faut faire connaître, faire comprendre pour faire aimer, une forme d’expression peu connue, jugée difficile, incompréhensible. Cela demande du temps. Menés avec un souci constant d’exigence artistique, nos efforts ont donné lieu à des propositions ouvertes sur tous les styles,  parfois osées, mais toutes centrées sur la danse contemporaine.

Les résultats ont suivi, prenant de l’ampleur au fil des années. Le rendez-vous est à présent inscrit sur les tablettes des compagnies et des programmateurs. La presse nationale y a pris manifestement goût. Tous jouent pleinement le jeu et les portes des théâtres sont devenues accessibles à des publics peu habitués à fréquenter ces lieux.

Mais plutôt que de s’endormir sur leurs lauriers, les RCC ont été saisies d’humeur vagabonde en l’an 5 de leur jeune existence. L’année dernière, Les Rencontres sont retournées aux sources, celles des danses ethniques et traditionnelles. Il n’y avait pas de nostalgie, mais le désir de visiter ces formes anciennes et toujours vivantes et de les confronter à la danse contemporaine. Comme pour répondre à ce mouvement, cette année, changement  de cap. Les RCC braquent les projecteurs sur un phénomène de société quasi universel, la danse urbaine.

Vaste mouvement culturel et artistique  né aux Etats-Unis dans les années 1970, il a essaimé à travers le monde et s’est imposé comme phénomène social à part entière. Nous ne cherchons pas à caresser les jeunes dans le sens du poil, à être à la mode.  En ce pays de vieille civilisation urbaine qu’est la Tunisie, les jeunes dansent aussi dans la rue. Comme dans beaucoup d’autre pays, la danse urbaine est souvent la porte d’entrée dans l’art chorégraphique.

Chercher à comprendre ce courant, à en montrer les expressions, à questionner son éthique et son esthétique, constitue, pour les RCC, un acte citoyen destiné à éclairer, un tant soit peu, les chemins buissonniers de la création qui restent la plus belle école de la vie.

Syhem Belkhodja


Affiche2007

Au Programme

Abou Lagraa

Matrikis
(80 min)
Théâtre Municipal
28 avril
20h30'

Accrorap

Douar
(60 min)
4eme Art
29 avril
18h

Nacera Belaza

Ness El Fen
29 avril
22h


Deenis Plassard

Discours
(65 min)
4eme Art
30 avril 22h


Blanca Li

Théâtre Municipal
1er Mai 21h


Sybel Ballet Théâtre

Rojla
(35 min)
4eme Art
1er Mai 18h30'
Ouverture
Samedi 28 avril
Au Théâtre Municipal 20h30

Ouverture
Maguy Marin: May Be
(90min)
Débat
Maguy Marin
Au 4ème Art 18h30
Joelle Bouvier: Face à Face (60min)
Joelle Bouvier
Autour des spéctacles

Colloque

Thème : La danse urbaine : Problématique de la transmission et de la transversalité
Modérateur : Jean-Claude Pambè Wayack
Lundi 30 avril  à 11h
à l’espace Ness El Fen

Table Ronde

Thème : Nécessité, moyens à mettre en œuvre et objectifs d’une institution de formation supérieure en danse contemporaine : Cas du Centre Méditerranéen de Danse Contemporaine de Tunis (CMDC)
Jeudi 3 mai à 11h
à l’Espace Ness El Fen



Les Editions Précédentes

Edition 2006
Edition 2005

 

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