Compagnie Salia Ni Seydou
30 Avril-18h30: Espace Ness El Fen
2 Mai 20h30: 4ème Art

Compagnie Salia Ni Seydou

C'est à dire ...

Chorégraphie / texte / musique

Seydou Boro

Assisté de

Salia Sanou

Danseur

Seydou Boro

Direction d'acteur

Amadou Bourou

lumières

Laurent Cauvain

Costumes

Martine Somé

Durée : 60 mn

coproductions

Le Centre Culturel Français Georges Mélies de Ouagadougou
Le Carrefour International du Théâtre de Ouagadougou (CITO)
La compagnie Salia ni Seydou
Le Manège de Maubeuge - scène nationale
Avec l'aide de l'association Beaumarchais

 

Compagnie Salia Ni Seydou

Djan- Djo

Chorégraphie

Salia Sanou et Seydou Boro

Danseurs

Amhed Khemis

François Lamargot

Mourade Marrakhi

Anne Nguyen

Audrey Nion

Camille Rouzé

Musique

Dramane Diabaté et Epizo Bangoura

Lumières

Anne Dutoya

Durée : 30 minutes

Création

Créée au Théâtre de Suresnes le 8 janvier 2005

Coproductions

Théâtre de Suresnes - Jean Vilar

Compagnie Salia nï Seydou

" C'est-à-dire., est un fragment de ma vie. Fragment relaté d'une manière véridique et quelquefois détournée, pour questionner d'autres vérités. Celui qui peut comme par hasard rencontrer celle de l'autre et des choses. L'envie de me confronter aujourd'hui à un solo était pour moi nécessaire. Une manière de se mettre en danger, se mettre nu face à moi-même afin de pouvoir continuer au-delà du spectacle ou m'arrêter." Seydou Boro

 

Un plateau nu. un tabouret. Une guitare. Un homme seul qui nous parle....et qui danse. Pour cette cinquième création de la compagnie salia nï seydou , Seydou Boro revient seul dans une mise en scène épurée, une écriture singulière et puissante où se mêlent humour, gravité, sensibilité et émotion. Une performance d'une heure, travail résolument personnel ou Seydou questionne sa relation à la danse, à la création, et pose de manière fondamentale la question de l'Afrique face à la création artistique aujourd'hui. "C'est à dire", comme les prémices d'une explication qui ne trouve du sens que dans le regard de l'émotion, la sensibilité et la force partagée d'un mouvement, d'une parole ou d'une musique. Dans le souci permanent de trouver du sens dans un langage sans cesse renouvelé, Seydou Boro se donne des contraintes. Seul sur scène, c'est son propre rôle qu'il choisit d'incarner. Mettant en scène différents passages de sa vie, on suit le fil d'une pensée, chaotique, sans cesse en recherche, jonglant du mouvement à la parole et de la parole au mouvement. Seydou nous parle de la danse, de son regard sur l'Afrique, de sa fille, de sa rencontre avec Mathilde Monnier...

1er Mai-18h30 : 4ème Art

La danse est là, toujours. Mais elle partage sa puissance évocatrice avec la parole contée et la musique, jouée, dans une écriture "éclatée" qui traduit d'elle-même ce processus de recherche, cet acharnement à vouloir déconstruire pour mieux reconstruire. Face aux multiples analyses, aux besoins de classements et de cloisonnements de la danse africaine, Seydou répond à sa façon, de manière honnête et sincère, nous faisant partager son univers, pour toucher les fibres sensibles de l'émotion, titiller notre imaginaire et nous bousculer en dedans.

 



La raison qui nous anime

Dans son esprit, dans sa configuration et dans sa forme, la danse hip-hop rejoint l'univers de la danse africaine.

Pour l'une comme pour l'autre, elle est engagement, interrogation, revendication, identité et mode de vie. Elle est aussi valeur fondamentale d'une société et exprime la liberté.

L'acte de prendre la parole de la danse chez le danseur hip-hop est identique chez le danseur africain.

Le fogo (cercle) ou le batols, sont des lieux où le public est à la fois spectateur et acteur.

Ce sont les bases qui nous interpellent et nous donnent envie de poser le parallèle et permettre ainsi le point de rencontre entre la danse africaine contemporaine et le hip-hop.

Nous avons choisi Djan-djo pour notre approche.

Djan-djo signifie en langue Bambara l'espace de danse, l'aire de jeux, de célébration, de confrontation, et de communion. Il est avant tout un état d'être où toute proposition est permise, car elle est une nécessité.

Il s'agit de mener le travail d'exploration à partir d'improvisations aussi bien sonores que physiques, avec une intention de détourner le mouvement et les différents temps propres à la danse africaine et au hip-hop pour inscrire le geste et le langage de la danse.

 

SALIA SANOU

Né en 1969 à Léguéma, au Burkina Faso, Salia Sanou, après des études de droit, devient policier. Il se met alors en disponibilité pour se consacrer à sa passion : la danse. Il suit des cours de théâtre à l'Union Nationale des Ensembles Dramatiques de Ouagadougou. Il est formé à la danse africaine par Drissa Sanon (ballet Koulédafrou de Bobo Dioulasso), Alasane Congo (Maison des jeunes et de la culture de Ouagadougou), Irène Tassembedo (compagnie Ebène) et Germaine Acogny (ballet du Troisième Monde).

  DANSEUR AVEC MATHILDE MONNIER

En 1992, il intègre la compagnie Mathilde Monnier au centre chorégraphique national de Montpellier/Languedoc-Roussillon. Il participe alors aux différentes créations de la compagnie : Pour Antigone, Nuit, Arrêtez arrêtons, arrête, Les lieux de là.

  TRAVAIL AVEC LES ÉCOLES

Dans le cadre de projets de sensibilisation menés par le centre chorégraphique sur le thème "autour de l'Afrique", Salia intervient en milieu scolaire - initiation à la tradition africaine, danse, contes, chants et musiques du Burkina Faso.

CHORÉGRAPHE

Parallèlement, Salia Sanou chorégraphie L'héritage , une pièce qui reçoit le premier prix en art du spectacle à la Semaine Nationale de la Culture au Burkina Faso. En 1992, Salia Sanou rencontre Seydou Boro à l'Ecole des Ensembles Dramatiques de Ouagadougou. Ils fondent ensemble le CREDO (Centre de Recherche et d'Echanges Dramatiques).

Choisis tous deux par Mathilde Monnier pour être danseurs permanents de sa compagnie, ils fondent en 1994 la compagnie Salia nï Seydou. Leur première ouvre, Le siècle des fous , créée la même année, reçoit le premier prix national du Concours de Danse Contemporaine Africaine d'Afrique en créations (AFAA). Salia et Seydou seront lauréats des deuxièmes Rencontres Chorégraphique de l'Afrique et de l'Océan Indien à Luanda et recevront le prix "découverte" R.F.I. Danse 98, avec Figninto, l'oeil troué créé en 1997, chorégraphié par Seydou Boro. Dans le cadre du festival international Montpellier Danse 2000, il chorégraphie, assisté de Seydou Boro, Taagalà, le voyageur . En 2002, entouré de Seydou Boro et de Ousséni Sako, il chorégraphie Weeleni, l'appel , interprété par 3 danseurs et 4 musiciens originaires du Maroc et du Burkina Faso.

Depuis 2001, Salia Sanou est directeur artistique des Rencontres Chorégraphiques de l'Afrique et de l'Océan indien (AFAA). Dans ce cadre, il mène réflexions et actions pour le développement de la danse créative du continent.

Pour son travail chorégraphique en France, en Afrique et ailleurs dans le monde, Salia Sanou a reçu en juillet 2002 du gouvernement français la décoration du Mérite des Art et des Lettres. Il a été également élu Artiste de l'année 2003 par l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie.

SEYDOU BORO

THÉÂTRE, CINÉMA ET DANSE

Né le 20 février 1968 à Ouagadougou au Burkina Faso, Seydou Boro abandonnera vite le foot et ses études en informatique pour leur préférer le théâtre, puis la danse. Il suit dès 1990 une formation artistique professionnelle au sein de la compagnie de théâtre Feeren, dirigée par Amadou Bourou. Il joue alors un répertoire allant de Odipe roi de Sophocle (mis en scène par Eric Podor) à Marafootage de Amadou Bourou (premier prix au festival international de théâtre du Bénin). A l'écran, il incarne le rôle titre de Soundjata Keïta, dans "Keïta, l'héritage du griot" de Dani Kouyaté (primé au festival panafricain du cinéma de Ouagadougou), et joue dans Le royaume du passage d'Eric Cloué (France / Zimbabwe), et Papadodyma de Fotini (film franco/ grec). Parallèlement, Seydou anime des ateliers d'initiation théâtrale pour les jeunes des quartiers de Ouagadougou.

 

DANSEUR AVEC MATHILDE MONNIER

En 1992, il intègre la compagnie Mathilde Monnier au centre chorégraphique national de Montpellier/Languedoc-Roussillon. Il participe alors aux différentes créations de la compagnie : Pour Antigone, Nuit, Arrêtez arrêtons, arrête, Les lieux de là, Allitérations.

 

TRAVAIL AVEC LES ÉCOLES

Parallèlement à ses expériences d'acteur, il anime des ateliers pour enfants (initiation théâtrale et contes). Dans le cadre de projets de sensibilisation menés par le centre chorégraphique sur le thème "autour de l'Afrique", Seydou intervient en milieu scolaire - initiation à la tradition africaine, danse, contes, chants et musiques du Burkina Faso. Mais Seydou écrit aussi, notamment en 1995 un conte pour la compagnie Cry d'Err qui sera interprété par les élèves du collège Ulysse. En 2000, il écrit avec des élèves d'une classe de CM2 de l'école Sigmund Freud à Montpellier "Historiette"..

 

AUTEUR ET RÉALISATEUR

Seydou Boro écrit et réalise des films documentaires sur la danse créative africaine : " La rencontre ". 52mn. 1999 (Diffusion ARTE - 2000), et "la danseuse d'ébène", 56mn. 2002 (1er prix du festival Vues d'Afrique 2003). En 2002 il écrit la pièce de théâtre " l'Exil dans l'asile".

 

CHORÉGRAPHE

En 1992, Seydou rencontre Salia Sanou à l'Ecole des Ensembles Dramatiques de Ouagadougou. Ils fondent ensemble le CREDO (Centre de Recherche et d'Echanges Dramatiques). Choisis tous deux par Mathilde Monnier pour être danseurs permanents de sa compagnie, ils fondent en 1994 la compagnie Salia nï Seydou. Leur première ouvre, Le siècle des fous , créée la même année, reçoit le premier prix national du Concours de Danse Contemporaine Africaine d'Afrique en création (AFAA). Salia et Seydou seront lauréats des deuxièmes Rencontres Chorégraphique de l'Afrique et de l'Océan Indien à Luanda et recevront le prix "découverte" R.F.I. Danse 98, avec Figninto, l'oeil troué créé en 1997, chorégraphié par Seydou (près de 150 représentations à travers le monde). Dans le cadre du festival international Montpellier Danse 2000, il assiste Salia Sanou pour la création de Taagalà, le voyageur . En 2002, entouré de Salia Sanou et de Ousséni Sako, il chorégraphie Weeleni, l'appel , interprété par 3 danseurs et 4 musiciens originaires du Maroc et du Burkina Faso.

 

Enfin en 2004, Seydou Boro revient seul avec C'est A Dire , performance de texte, chorégraphie et musique entièrement conçue et interprétée par lui, et cinquième création de la compagnie Salia nï Seydou.

Pour son travail chorégraphique en France, en Afrique et ailleurs dans le monde, Seydou Boro a reçu en juillet 2002 du gouvernement français la décoration du Mérite des Arts et des Lettres. Il a été également élu Artiste de l'année 2003 par l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie.

 

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